Le séisme nippon impactera faiblement l’aéronautique, la défense et la sécurité

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Tous les secteurs industriels ne sont pas logés à la même enseigne face aux conséquences du séisme et tsunami survenus au Japon le 11 mars dernier. Si l’automobile a connu de fortes turbulences marquées par des pénuries de composants entraînant une baisse marquée des volumes de production, les secteurs de l’aéronautique de la défense et de la sécurité, grands consommateurs de dispositifs mécatroniques, s’en sortent bien mieux.

La dernière édition de l’observatoire de l’impact de la crise japonaise sur l’industrie électronique, montre que la situation dans les filières de l’aéronautique, de la défense et de la sécurité est totalement sous contrôle. Ce secteur compte 400 000 emplois (directs et indirects) pour un chiffre d’affaires d’environ 55 milliards d’euros et une production d’équipements électroniques valorisée à 8 milliards d’euros en France, soit un tiers de la production électronique française totale. 72% de ces 8 milliards d’euros sont réalisés dans les domaines de la défense et de la sécurité, et les 28% restants dans l’aéronautique et l’espace. Le secteur consomme 1,2 milliard d’euros de composants électroniques.

Au lendemain de la catastrophe, fabricants aéronautiques et grands équipementiers  ont mis en place des cellules de veille pour prévenir et anticiper toute difficulté d’approvisionnement. Actuellement, aucune ligne n’est à l’arrêt car les niveaux de stocks de composants permettent d’assurer la production jusqu’à fin juin.

On constate de bon niveaux de stocks sur les modules multipuces et les hybrides (qui représentent à eux seuls 37% de la consommation de composants électroniques dans le secteur de l’aéronautique et de la défense). Une seule famille de composants pourrait faire défaut à partir du troisième trimestre 2011, celle des condensateurs aluminium.