Vu à Global Industrie 2018 : la grande forme de la fabrication additive.

Au salon Global Industrie qui s’est déroulé du 27 au 30 mars à Paris, l’on a pu observer la croissance de l'impression 3D qui s'arroge une place grandissante dans la production industrielle de série et vise désormais les PME.

« On est à un point d'inflexion, on arrive à la production rentable, le risque d'investissement diminue et les marchés s'ouvrent », a déclaré à l'Agence France Presse, Jean Sreng, pour l'Alliance Industrie du Futur. « L'impression 3D sort de ses premières applications -le prototypage, les petites séries, la fabrication d’outillage- pour aller vers la production effective », explique M. Sreng, responsable fabrication additive de l'éditeur de logiciels ESI Group.

Signe de cette évolution, les ventes de machines sont en forte progression. Le rapport annuel du cabinet Wohlers, publié cette semaine, qui recense l'activité mondiale du secteur, fait apparaître un bond de 80% dans l'impression 3D métal avec près de 1.800 systèmes vendus en 2017.

Le chiffre d'affaires mondial de l'impression 3D (produits et services) était en hausse de 21% l'an dernier, nettement au-dessus des 7 milliards de dollars.

L'objectif en France, qui compte plusieurs constructeurs, est de développer l'offre en direction des PME, en présentant les multiples usages disponibles pour « contribuer à créer une demande », explique Olivier Dario, délégué général du Symop, qui regroupe les fabricants de machines-outils.

La France pèse environ 3% du marché mondial. Sur la partie impression 3D métal, la croissance est proche en France et à l'international car il y a des donneurs d'ordre importants en France dans l'aéronautique et l'automobile, selon les estimations du Symop. (Avec AFP)

Date : 10/04/2018