Nombre record de robots installés en France

Le nouveau rapport World Robotics 2020 Industrial Robots présenté par la Fédération internationale de robotique (IFR) révèle un record d'environ 42 000 robots industriels officiant dans des usines françaises, soit une augmentation de 10 % sur un an. Les ventes de nouveaux robots ont augmenté de 15 % et ont atteint environ 6 700 unités en 2019, un nouveau record d'installations.

« La France réalise une incroyable réussite sur la production intelligente avec des robots industriels », déclare Milton Guerry, président de la Fédération internationale de robotique. « Les installations annuelles ont augmenté au cours de la période 2014-2019 de 18% en moyenne par an. » 

L'industrie client la plus importante est l'automobile avec une part de 40% des installations en 2019. Dans l'industrie générale, les installations ont augmenté de 11%. Aujourd'hui, la France fait partie des 3 premiers utilisateurs de robots industriels au sein de l'Union européenne : leur stock opérationnel d'environ 42 000 unités est environ le double du stock du Royaume-Uni qui compte 21 700 unités, mais est 5 fois moindre que celui de l'Allemagne qui dénombre un stock opérationnel d'environ 221 500 unités. Le deuxième pôle est l'Italie avec un stock opérationnel de 74 400 unités.

Des cerfs-volants mécatroniques tracteront bientôt des cargos sur le bassin d’Arcachon en Nouvelle-Aquitaine, dans les ateliers de l’entreprise Beyond the sea, fondée par le navigateur Yves Parlier. Cette entreprise est spécialisée dans la fabrication de voiles de kite, comme celles que l’on connaît pour le kitesurf, mais à des échelles plus grandes puisqu’elles peuvent tracter des navires de plaisance ou de pêche. Le projet « SeaKite » fait intervenir l’automatisation et la mécatronique avec une voile qui aura pour fonction de tracter des cargos. Testée au Québec sur un chalutier et également sur « Energy Observer », le catamaran autonome en énergie qui sillonne les océans, fonctionne avec une KiteBox, qui permet son lancement et son pilotage automatique. Ses ailes pourront se déployer sur plus de 1 000 m².

L’ambition d’Yves Parlier est d’équiper d’ici 2 ans des cargos de son partenaire, la CMA CGM (troisième transporteur mondial de conteneurs). Utilisé en appoint ou à la place des moteurs, le kite propulse le bateau et l’allège, par sa traction verticale. Il permet d’économiser 20% de carburant en moyenne ; un chiffre non négligeable lorsque l’on sait qu’un porte-conteneur consomme environ 150.000 litres de carburant/jour.

 « Lorsque nous serons prêts, avec un premier SeaKite de 200 m², nous aurons accès à un porte-conteneur pour faire des tests pendant 6 mois », explique le navigateur, qui espère commencer les essais en 2021.

La KiteBox, qui doit assurer le déploiement et le maniement de la voile, a le volume d’une machine laver, elle contient 4 moteurs et est reliée à un boîtier de commande. A terme, la voile et son dispositif de pilotage seront installés sur un bateau neuf mais ils peuvent également s’adapter sur un navire déjà existant.

Date : 05/10/2020