Les constructeurs automobiles et l’utilisation de la fabrication additive

Le cabinet d’études SmarTech Publishing a dévoilé son nouveau rapport sur le marché de la fabrication additive automobile. Chaque année, il dresse une vue globale du secteur et identifie les perspectives de croissance.

Une nouveauté cette année : un focus unique sur le marché des pièces finales imprimées en 3D. Le rapport 2019 fait ainsi l’impasse sur le prototypage rapide. Le cabinet prévoit qu’en 2029, l’impression 3D automobile aura généré 9 milliards de dollars de revenus seulement en ce qui concerne la production de pièces finales, contre 1,39 milliard aujourd’hui. 

L’année dernière déjà, l’entreprise américaine montrait que les technologies 3D servaient de plus en plus à concevoir des pièces finales, en plus des outils et des prototypes créés. Elle estimait ce segment à 4,3 milliards de dollars en 2028. La tendance se confirme donc pour cette année, soutenue notamment par la vente d’équipements d’impression 3D. Ceux-ci représenteraient plus d’un tiers des recettes générées.

Le cabinet a également analysé quelles technologies d’impression 3D étaient le plus utilisées, et par qui. Il semblerait que c’est le groupe Volkswagen qui a le plus recours à l’impression 3D, et plus particulièrement au métal pour concevoir pièces finies et outillage. La stéréolithographie et le dépôt de matière fondue sont préférés à des fins de prototypage. BMW et Ford suivent de près le groupe allemand – BMW avait tout de même passé le pallier des un million de pièces imprimées en 3D l’année dernière.

Le fabricant allemand EOS serait quant à lui un des préférés des constructeurs automobiles, autant sur du frittage laser que sur de la fusion de poudre métallique. Il est rejoint par les plus anciens du marché, Stratasys et 3D Systems, eux-mêmes suivis de près par les nouveaux entrants comme HP, Carbon ou Desktop Metal.

Date : 17/09/2019