La NASA utilise l’impression 3D pour les moteurs des fusées de demain.

Le projet Artemis de la NASA ambitionne en 2024 de ramener des astronautes sur la Lune. Pour ce voyage spatial, l’agence spatiale américaine mise sur la fabrication additive métal pour concevoir et produire les fusées de demain.

Ainsi, le projet RAMPT (« Rapid Analysis and Manufacturing Propulsion Technology »), lancé en avril 2019, vise à imprimer en 3D les moteurs des fusées qui partiront sur la Lune. Les tests en cours portent sur une tuyère d’un mètre de diamètre sur 0,9 mètres de hauteur avec des canaux de refroidissement intégrés. L’objectif est de réduire les coûts et améliorer les performances de la chambre de combustion et de la tuyère. Il concerne donc les deux composants les plus lourds du système moteur, les plus chers à produire aujourd’hui. A terme, l’objectif est d’intégrer pleinement l’impression 3D à l’échelle nationale, de caractériser les matériaux et de tester les résultats. 

Dans le détail, le projet RAMPT s’appuie sur la technologie « Blown powder directed energy deposition » qui consiste à injecter de la poudre métallique dans un bassin de métal en fusion chauffé au laser. Une tête d’impression, fixée à un bras robotique, se déplace selon le schéma déterminé et fabrique la pièce couche par couche grâce à un laser optique qui vient durcir la poudre soufflée. La NASA a présenté une première tuyère qui n’aurait pris que 30 jours à fabriquer. Une telle pièce nécessite un an de travail avec des méthodes de soudage traditionnelles. Elle devrait être soumise à une série de tests, notamment à une température de combustion de 6 000 degrés et aux mêmes pressions que celles observées au lancement d’une fusée. 

Date : 05/10/2020