La lumière pour un jour nouveau sur l’impression 3D multi-matériaux

Des chercheurs de l’université du Wisconsin aux États-Unis ont réussi à mettre au point un nouveau procédé d'impression 3D, en utilisant diverses ondes lumineuses. Cette technique permettrait de faire sauter un verrou, celui de l’impression multi-matériaux à partir d'un seul réservoir de départ.
Les travaux des chercheurs américains ont pris une orientation radicalement différente de celles suivies jusqu’alors. Au lieu de chercher à améliorer la fabrication multi-matériaux via plusieurs réservoirs séparés, ils n’ont délibérément recouru qu'à un seul réservoir, contenant deux matières premières distinctes et fait appel à la lumière.

Cela reste obscure ? Explications : leur nouvelle méthode d'impression 3D repose sur un récipient contenant deux monomères liquides, soient deux substances chimiques capables de s'assembler pour former des matières plus complexes, comme des plastiques. De la lumière est ensuite projetée sur ce réservoir, afin d'entraîner une polymérisation de ces matériaux, qui se solidifient. Elle peut appartenir soit au spectre visible, soit aux ultraviolets. C'est d'ailleurs justement en contrôlant la longueur d'onde de cette lumière que les chercheurs sont capables d'agir sur l'un ou l'autre des monomères. Et ainsi d'influer sur la constitution de l'objet produit, ainsi que sur ses propriétés.
A l’heure où ces lignes sont rédigées, la technique n’est pas encore parfaitement au point. Il reste encore à découvrir les combinaisons de monomères efficaces et les longueurs d'onde associées.

Date : 15/04/2019