La France donne le coup d’envoi du développement de lanceurs spatiaux réutilisables.

Le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) a donné son accord pour le développement du programme expérimental Callisto qui doit permettre de doter la France et l’Europe de lanceurs réutilisables pour succéder à Ariane 6.
Le projet, structuré autour d’une coopération internationale réunissant les agences spatiales française (CNES), allemande (DLR) et japonaise (JAXA),  doit avant tout servir de plateforme de démonstration et de maturation des technologies nécessaires au retour d’un lanceur sur Terre après mise en orbite d’une charge utile, d’estimation des moyens à mettre en place pour la réutilisation du lanceur entre deux vols et chiffrer le coût d’un tel projet. Cet accord doit permettre de faire réaliser à l’engin plusieurs vols d’essais devant permettre aux agences spatiales partenaires de tester et valider plusieurs choix techniques dès 2022. 

Complètement réutilisable, le lanceur d’une quinzaine de mètres devra ainsi réaliser toutes les manœuvres classiques de mise en orbite d’un satellite, puis revenir se poser sur son pas de tir, ou sur une zone aménagée, à l’instar de la Falcon 9 de l’américain Space X. Les rôles sont répartis entre les trois partenaires : la France assure le développement du calculateur de vol, l’Allemagne fournit le système d’atterrissage et les éléments de pilotage aérodynamique devant servir lors de la rentrée sur Terre et le Japon construit le moteur à hydrogène et le réservoir d’oxygène de Callisto.
Sur le plan industriel, le CNES s’est associé à des acteurs internationaux tels que Air Liquide, Onera et Ariane Group.

Date : 09/01/2020