L’impression 3D accélère le lancement d’Ariane 6 (et allège les coûts).

Ariane 6, dont le développement a coûté trois milliards d'euros, doit voler au second semestre 2020. 

Cette nouvelle fusée a fait l'objet d'une rationalisation dès la conception pour pouvoir rester concurrentielle face à la Falcon 9 de Space X, l’entreprise d’Elon Musk, portée par de nombreux contrats avec l’État américain.  "C'est une série qu'on développe deux fois plus vite et deux fois moins cher qu'Ariane 5", résume Franck Huiban, responsable des programmes de lanceurs civils chez Arianegroup. Pour y parvenir, il a fallu revoir l'organisation industrielle.

Tout a été rationalisé pour Ariane 6, "conçue en maquette numérique dès le départ".
A l'usine des Mureaux, en région parisienne, sont assemblés les réservoirs de carburant et le moteur Vulcain 2.1 qui constituent l'étage principal de la fusée. Assemblés à l'horizontale, ils entrent d'un côté du bâtiment, transportés par des robots roulant vers les différents postes. L’assemblage de l'étage principal de l’actuelle Ariane 5 se fait à la verticale, ce qui est moins pratique et plus coûteux. Au total, il faut 20 mois pour fabriquer et assembler un étage supérieur d'Ariane 5, contre "un an pour Ariane 6 et on vise 9 mois", explique un responsable de la production.

Le générateur de gaz du moteur, fait de 200 pièces réalisées en 18 mois, n'est plus qu'une pièce réalisée en trois fois moins de temps grâce à l'impression 3D, un "outil extraordinaire".

Date : 21/11/2019