L’écosystème grenoblois se structure en en filière de production éphémère pour lutter contre le Covid-19.

L’édition régionale Auvergne Rhône-Alpes du quotidien économique La Tribune a consacré un long article à l’initiative de l’écosystème grenoblois qui se mobilise face au Covid-19. Le collectif VOC-COV (Volonté d'Organiser Contre le COVid-19), composé d’une quarantaine de chercheurs et industriels locaux. Il s’est constitué dans le but de développer une chaîne logistique pour collecter et distribuer les milliers de masques de protection stockés par les entreprises, mais également de développer des pièces de rechange nécessaires pour les respirateurs ainsi que de nouveaux prototypes de masques, afin de lancer une production de masse, grâce à des techniques issues de l’impression 3D et de l’injection.

« Depuis le 16 mars dernier, écrit le journal, une poignée de chercheurs et industriels, confinés eux aussi en raison de la crise sanitaire à Grenoble, ont ressenti également le besoin d'aider ».

Au total, ils sont une quarantaine à s'être fédérés avec, parmi eux, des chercheurs du CEA de Grenoble planchant sur des problématiques liées à la fabrication des masques et au contrôle des matériaux, des industriels issus de la supply chain, ou encore des spécialistes de la logistique ou de la gestion de projet, mais également des acteurs de la fabrication additive, de l’injection et bientôt peut-être des professionnels de la vallée de l'Arve, « qui possèdent d'importantes capacités de production et seraient prêts à monter à bord si nécessaire », explique un industriel grenoblois.

L’objectif industriel est la production de plusieurs milliers de pièces par semaine : masques, filtres de masques, valves de respirateurs, poignées, etc.

Le projet fonctionne pour l'instant en mode « startup », sans statut officiel à ce jour, indique La Tribune. Ses fondateurs prévoient d'ores et déjà que les étapes de développement et de prototypage puissent être réalisées à titre gracieux par l'ensemble des partenaires. « Ce n'est que lorsque l'on devra lancer une production massive qu'il faudra recueillir un financement, à travers un appel à projets par exemple, qu'ils proviennent de l'Etat ou des villes, régions ou entreprises ». Avec une ambition : accompagner la crise certes, mais uniquement jusqu'à son terme. « Il ne s'agit pas de monter une nouvelle filière. Chacun pourra ensuite reprendre son quotidien ». (Source La Tribune)

Date : 30/04/2020