Fraunhofer dévoile un système de fabrication additive hybride à grande vitesse.

L’Institut Fraunhofer en Allemagne a dévoilé les premières images d’un système de fabrication additive pour l’impression 3D à grande vitesse. Il est question d’une machine hybride grand format dénommée SEAM, qui combinerait le fraisage CNC et l’impression 3D de type FDM (dépôt de matière fondue). Cette imprimante 3D est équipée d’une plate-forme de construction capable d’imprimer ou de fraiser sur 6 axes. Une extrudeuse à vis permettrait de faire fondre et d’éjecter les plastiques à un débit beaucoup plus élevé que les solutions actuelles.

« Cette unité nous permet d’imprimer huit fois plus rapidement que les processus conventionnels, ce qui réduit considérablement les temps de production des composants en plastique. » Indique le Dr. Martin Kausch, responsable du projet au sein de l’Institut.

Cette machine est née d’un partenariat avec des fabricants italiens du centre d’usinage CMS, dans le but de développer une imprimante 3D hybride. La collaboration visait à l’origine à améliorer la vitesse de l’impression 3D, pour la production en série de pièces automobiles.

L’Institut Fraunhofer affirme qu’avec son nouveau système il ne faudrait pas plus de 18 minutes pour produire un composant en plastique de 30 centimètres de hauteur. Le Dr. Kaausch parle d’une vitesse de déplacement d’un mètre par seconde sur les axes x,y,z, et d’une tête capable de s’incliner jusqu’à 45 degrés. Côté matériaux, la SEAM accepterait une grande variété d’élastomères thermoplastiques, notamment des filaments techniques chargés jusqu’à 50 % de fibres de carbone.

Pour l’heure à l’état de prototype, la SEAM sera présentée du 1er avril au 5 avril prochains à l’occasion de la foire de Hanovre 2019.

Date : 19/03/2019