Et si l’après lithium était français et made in France ?

Le lithium-ion est indispensable dans l’alimentation des batteries, cependant il engendre des problématiques environnementales et sociales. Nombreux sont les constructeurs de véhicules et de dispositifs électroniques qui aimeraient le remplacer. A titre d’exemple, Elon Musk, le 22 septembre à Palo Alto en Californie, lors d’une journée dévolue à la batterie, a affirmé vouloir, à terme et pour un coût équivalent, remplacer le lithium-ion de ses batteries par du nickel. 

Et si cet horizon était français ? Ainsi, une start-up française, Tiamat Energy, basée à Amiens et née de la recherche commune du CEA et du CNRS, a pour ambition de remplacer le lithium-ion par du sodium-ion, dont un composant essentiel, le sel, est facilement disponible. Laurent Hubard, l’ingénieur diplômé de l’École supérieure de physique et de chimie industrielles (ESPCI), qui dirige la jeune entreprise, estime être à même de proposer prochainement des batteries avec un temps de recharge inférieur à cinq minutes pour les scooters, les vélos ou les robots industriels électriques. La recharge des voitures est encore à l’état « d’objectif », mais le développement pourrait s’accélérer. En effet, l’entreprise a déjà levé 23 millions d’euros et envisage la création d’une usine en France l’an prochain. (Source : Le Point)

Date : 05/10/2020