Et si on imprimait en 3D les gargouilles endommagées de Notre-Dame (à partir de leurs cendres) ?

L’entreprise hollandaise Concr3de est spécialisée dans la restauration du patrimoine historique grâce aux technologies 3D. Elle s’est notamment illustrée en permettant la reconstruction de l’Arche de Palmyre. Elle propose cette fois-ci de se porter au secours de la cathédrale Notre-Dame de Paris, ravagée par les flammes le 15 avril dernier.

Concr3de déclare ainsi qu’elle pourrait utiliser les cendres de l’incendie pour imprimer en 3D certaines de ses gargouilles, espérant ainsi contribuer à la restauration de cette gigantesque bâtisse. 

Ce n’est pas une mauvaise blague. Notre-Dame de Paris pourrait tout à fait bénéficier des technologies 3D pour accélérer sa reconstruction, surtout s’il est question de boucler le chantier en cinq ans. Comme il existe de nombreuses archives du monument,  la création des fichiers 3D serait simplifiée.

Les équipes de Concr3de auraient trouvé des scans 3D disponibles sur internet pour reproduire la Stryge, sans doute la plus célèbre des chimères installées sur les toits de la cathédrale. Un mélange de calcaire et de cendre, assez similaire aux matériaux retrouvés après la catastrophe, aurait été employé pour la créer sur l’une des machines du fabricant hollandais.

Concr3de souhaiterait réduire le taux de calcaire des matériaux issus de l’incendie pour obtenir un mélange optimal et recréer des gargouilles dans le même esprit. Le fabricant affirme que ce processus serait bien moins cher que de tout recréer via des méthodes de fabrication classiques. Il va plus loin en expliquant qu’il serait possible d’imprimer des voûtes en pierre afin de remplacer celles qui ont été endommagées lorsque la flèche s’est effondrée à travers le toit jusqu’à la nef en-dessous.

Date : 10/05/2019