En France, le tri des déchets se robotise peu à peu.

Les robots trieurs commencent à faire leur apparition dans les centres de tri des déchets français. L’entreprise américaine BHS a installé quatre unités de robots trieurs sur deux sites exploités par Veolia : un robot à Amiens et deux à Nantes et un site Paprec (une unité à Lyon). Son compatriote Machinex finalise également la vente de six unités. Par ailleurs, les spécialistes européens des équipements de tri se lancent : Tomra vient tout juste de présenter un modèle spécifique au tri des bouteilles en PET (polyéthylène téréphtalate). La technologie combine un bras robotique à l'intelligence artificielle. La difficulté ne réside pas dans le bras robotisé qui a déjà fait ses gammes et ses preuves dans l'agroalimentaire ou l'automobile notamment. C’est au niveau du système de préhension des objets, basé sur une ventouse, que des développements sont encore possibles du fait de la grande variabilité des déchets à capter. Ces robots sont utilisés en bout de chaîne, après un premier tri réalisé par une machine de tri optique, pour assurer le contrôle qualité, ou sur les lignes de refus, pour récupérer la matière valorisable qui n'a pas été éjectée. Ils sont capables d’effectuer 60 à 70 gestes de tri par minute, contre une quarantaine pour un humain. « Leur utilisation vient en appui et en complément du personnel, ainsi que pour réduire les contacts entre l'homme et les déchets », explique Matthieu Carrère, responsable du suivi des activités de tri chez Veolia qui ajoute que « les robots seront un complément au travail des opérateurs de tri qui restent indispensables. »

Date : 25/08/2020