En Auvergne, la fabrication additive soigne les oiseaux à bas coût.

L’innovation technologique et la protection de l’environnement peuvent assurément faire cause commune. En témoigne cet exemple auvergnat qui voit l’impression 3D être utilisée pour soigner les oiseaux blessés.

Ainsi, il y a quelques mois, le centre de la Ligue de protection des oiseaux de Clermont-Ferrand s’est vu confier un grand rapace, un milan, dont l’une des pattes était sérieusement abîmée. Pour la soigner, le centre a créé une orthèse souple réalisée au centre via la fabrication additive.

Emmené sur cette voie par un informaticien passionné d’oiseaux, le centre clermontois de la LPO est devenu pionnier en ce qui concerne l’usage de l’impression 3D pour les soins dispensés aux oiseaux. Les besoins sont importants: chaque année, le centre de la LPO reçoit près de 2 000 animaux. Avec l’impression 3D vétérinaire, le centre peut proposer des solutions de plus en plus perfectionnées. L’imprimante permet ainsi de faire du sur-mesure: orthèses, attelles… Tout s’adapte à la physionomie des oiseaux. Le centre a ainsi pu doter une chouette chevêche d’une minerve pour assurer la guérison de son cou.
L’autre avantage majeur de la 3D est le coût. Une grosse attelle pour une buse, par exemple, revient à environ 1 euro et est réutilisable une fois l’oiseau soigné.

Date : 27/01/2020